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 DARING ESCAPES (spin-off à Spawn #19 et #20)

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Duke_Oliver
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MessageSujet: DARING ESCAPES (spin-off à Spawn #19 et #20)   Sam 18 Fév 2012 - 16:40

Vous croyez tout savoir sur Spawn depuis ses débuts ? Connaître tous ses spin-offs, toutes ses apparitions, celles des autres personnages de la série ? Par le présent nouveau sujet, je vous démontre que non, on n’a pas encore fait le tour exhaustif de la chose ! Bon, je préfère être tout à fait honnête dès le départ : ne vous emballez pas, ce dont je vais vous parler aujourd’hui n’est pas un indispensable. C’est plus dans sa conception que c’est une curiosité.

Il faut pour commencer remonter aux débuts de la série Spawn. A la base, Todd McFarlane n’avait pas encore façonné son univers. Alors que la série allait devenir un incontournable dont le succès a duré pendant plusieurs années, grâce à son tandem de rêve avec Greg Capullo, dans les toutes premières années le créateur avançait à l’aveugle. Au bout de quelques épisodes, il fit appel à des scénaristes extérieurs à même d’enrichir son titre. Alan Moore, Neil Gaiman, Dave Sim, Frank Miller… chacun signa le scénario d’un épisode. Puis vint Grant Morrison pour les débuts de Greg Capullo sur la série.

Et enfin, ce qui nous intéresse aujourd’hui, les épisodes #19 et #20. Au scénario, Andrew Grossberg et Tom Orzechowski. Le premier est un ami du second. Le second est le lettreur attitré de la série. Leur arc en deux épisodes se démarque du reste. Spawn y forme un duo avec le magicien Harry Houdini. Un Houdini venant en fait d’une dimension parallèle et possédant de réels pouvoir. Ensemble, ils vont contrecarrer un attentat à la bombe atomique, observé par des démons de la dimension précitée.

Le ton est plus enlevé et fantaisiste que le reste de la série. Quatre ans plus tard, sort la série Daring Escapes. Chez Image. Et soutenue par TMP. Le titre met en scène Houdini. Et est la création de… Andrew Grossberg et Tom Orzechowski. Eh oui, les deux compères prolongent ce qu’ils ont exposé dans la série Spawn, en proposant cette mini-série en quatre épisodes. J’évoquerai à la fin les coulisses, mais pour le moment, voici de quoi il retourne :



DARING ESCAPES :
Mini-série en 4 épisodes - septembre, octobre, novembre 1998 et mars 1999
Pour chaque épisode : 22 pages de BD sur 36 - 2.50 $ - Image - couvertures de Alan Weiss
Une création de Andrew Grossberg & Tom Orzechowski
Scénario: Andrew Grossberg & Tom Orzechowski
Dessin: Alan Weiss
Encrage: Arthur Nichols (#1) et Jim Fern
Couleur: International House of Color (Reuben Rude, Abel Mouton, Bill Zindel & Lea Rude) (#1) et Color-O-Matic

L’histoire :

Dans la dimension parallèle Overlap, Houdini est chargé par 9 de retourner sur Terre récupérer le buste de marbre créé par Spawn lors de son précédent passage sur Terre (cf. Spawn #19 p.18).
Houdini s’exécute, mais veut d’abord faire un détour par Rome. En 1492, Christophe Colomb essaie de convaincre le Pape Alexandre VI de chapoter financièrement son voyage par les mers. Ce dernier refuse. Houdini lui adresse la parole. Il est perçu comme un traître par le Pape. Emprisonné, Houdini s’échappe et emprunte le portail par lequel il est venu. Le Pape assiste à la scène magique et décide de le suivre. Il se retrouve dans une salle de trophées, s’empare du Cœur Sacré. Qui renferme un démon et un ange, qui vont alors partager sa conscience.
Houdini est tenu responsable des évènements par le perfide 9. Il doit alors retourner chercher Alexandre VI dans les méandres spatio-temporels… 1503. Italie. Houdini débarque sur le campement d’un cirque itinérant. Ils se rendent au Palace du Pape Alexandre VI. Houdini n’arrive pas à maître la main sur le Pape.

De nos jours. Alexandre VI, devenu immortel grâce au Cœur Sacré et devenu petit à petit fou à cause des deux voix trônant dans son crâne, a monté un empire religieux hors du commun.
Une ange est envoyée en mission pour subtiliser la statue de marbre aux relents maléfiques.
Sur le toit de l’immeuble, les quatre voyous s’étant confrontés à Spawn et Houdini (voir Spawn #19) gardent précieusement la représentation féminine statufiée. Après avoir violemment stoppé une première tentative, ils sont attaqués par des religieux surarmés en hélicoptère ! Houdini apparaît pour prendre la statue à leur place. L’ange s’interpose maladroitement, et c’est finalement les religieux à la solde d’Alexandre VI qui repartent avec l’objet désiré.

Après explication, Houdini et l’ange font équipe. Ils se rendent à l’église et assistent au rituel qui se prépare : un dispositif a pour but de libérer le Pape de ses deux voix intérieures qui le minent depuis 500 ans. Houdini reconnaît alors le visage du pape : lors d’une représentation en 1913, un homme était intervenu sur scène pour lui demander de l’aider à enlever les voix dans sa tête. C’était donc Alexandre VI, qui avait traversé les siècles, immortel et amaigri, mais en proie à la voix du petit démon et de la petite ange.

Le présent. Le laser transperce le buste de marbre (objet diabolique), puis l’orbe miroir à la croix (objet angélique), pour enfin atteindre le Pape. Ce dernier retrouve son apparence d’il y a 500 ans et est débarrassé des deux parasites dans sa tête. Houdini et l’ange sont repérés.
Le Pape veut que Houdini souffre autant qu’il a souffert. Houdini fait tomber le Cœur Sacré, qui se casse, faisant apparaître dans notre réalisé le démon et l’ange. Tout le monde se castagne. A la fin, le Pape est mis hors d’état de nuire, le traître Judas est démasqué, l’ange Zamzagiel venu en renfort arrive après la bataille. Le petit démon et la petite ange demeurent à Overlap, Judas est en attente de jugement, et Alexandre VI va rôtir en Enfer.

Mon avis :

En survolant ces comics, je m’attendais à quelque chose d’assez fou-fou, avec la crainte que son originalité soit un peu trop hermétique. Après lecture, mon ressenti va dans ce sens, mais pas dans le bon sens du terme.
Pour résumer, je dirais que la lecture de cette mini-série est assez laborieuse.
Dans le fond, on est face à des idées bien barrées. Personnages loufoques, dérivés de personnalités et faits avérés, dimensions bizarroïdes, voyages spatio-temporels, critique de la religion… Il y a de quoi faire. C’est foisonnant, on ne sait où donner de la tête.

Dans la forme, justement, ça fait mal à la tête. Au début, on est perdu. On ne sait sur quel pied danser, ce que veulent nous raconter les auteurs. Les idées barrées sont exposées sans réel préambule, on est assez perdu. Heureusement, les tenants et aboutissants de cette histoire se révèleront un peu plus tard, permettant de tracer une ligne logique dans tout ça. Episode par épisode, c’est assez déstabilisant. Il faut donc attendre et être patient pour tout comprendre.
L’intrigue en elle-même, même si elle est à la base dérivée d’un épisode de la série Spawn, n’a rien à voir avec cette dernière. Elle est pour moi difficilement intéressante. Car on a bien du mal à s’attacher aux personnages. Et cet univers de magie annihile aussi automatiquement tout sentiment de danger palpable. En effet, tout peut arriver, on s’en fout.
Et puis j’avoue que le fait que la parenté avec les Spawn #19 et #20 soit finalement si pauvre pèse dans la balance… du mauvais côté. Car au fond, ce n’est réellement qu’un simple objet qui relie les deux.

La forme, donc. Côté scénario, le jongle entre les scènes fonctionne. Le texte est abondant, mais également balourd. Côté dessin, il est signé du vétéran Alan Weiss. Un style de facture classique, mais joliment agréable, grâce à un trait expressif et surtout à des mimiques délectables. L’encreur du premier épisode, Arthur Nichols, relaye bien le talent de l’artiste. Par contre, celui des autres, Jim Fern, est quant à lui moins appliqué. Le dernier épisode, sorti en retard, est plutôt bâclé dans sa narration. En conclusion, malgré les bonnes intentions, cela reste tout de même trop cintré par rapport à la fantaisie voulue.

Alors, quel est le verdict ?

Je me faisais une joie de commander cet inédit passé sous le radar et jamais abordé. Bon, je me doutais bien quelque part que la filiation avec la série Spawn serait mince, vu que c’est une continuation d’un arc de deux épisodes plutôt particulier. Mais j’étais tout de même curieux de replonger dans cette création de Grossberg & Orzechowski. Au final, je ne suis quasiment jamais rentré dans l’histoire. Je reconnais l’originalité, mais sa confection peine à passionner.

Le rapport avec Spawn n’est pas des plus flagrant, comme je l’ai déjà souligné. Il y a l’Enfer et le Paradis, mais ce ne sont pas ceux de l’univers Spawnien. Il y a bien des anges en armures, mais ils ressemblent plus à l’Angelus de Top Cow qu’à Angela et ses collègues. Non, l’élément commun est un objet, que l’on aperçoit dans une seule case de Spawn #19. Ah oui, et il y a aussi les quatre voyous sur le toit de l’immeuble, trois pages dans Spawn, quatre pages dans Daring Escapes. Et Spawn lui-même dans tout ça, est-ce qu’on le voit ? Oui ! Ca se passe à la troisième planche du premier épisode, où Houdini raconte et résume sa mission dans Spawn #19 et #20. Spawn est dessiné dans deux cases, quand il est tiré par la cape par Houdini, et quand il assiste à un cours de magie/pouvoir sur le toit d’un immeuble de New York (remember Spawn #19 again).

Le pourquoi du comment :

Le #1 propose également un texte de Jim Steranko consacré au vrai Harry Houdini (de son vrai nom Ehrich Weiss). Le #2 une intro tardive de Andrew Grossberg. Le #3 un courrier des lecteurs. D’ailleurs, sur les 4 lettres, 2 sont de fans… Français ! Et enfin le #4 d’une explication de Tom Orzechowski.

Des deux auteurs, ont apprend la genèse de cette création. Que je vous relate ici-même.
Aux débuts du titre, Todd McFarlane demande à Orzechowski, lettreur de la série, d’écrire le premier Annual de Spawn. Avec son ami Grossberg, ils écrivent un script où l’inexpérimenté suppôt Spawn est affublé d’une personnalité réelle, Houdini. Enfin, réelle… Les auteurs ont imaginé un contexte plus imaginatif. Le scénario dessiné par Greg Capullo finira finalement directement dans la série Spawn.

Quelques années plus tard, le projet d’un Annual refait surface et rebelote, McFarlane demande à Grossberg & Orzechowski de leur proposer quelque chose. Les deux décident de donner une suite à ce qu’ils ont fait. McFarlane refuse, n’aimant pas leur approche de son personnage Spawn. Mais aime bien leur histoire, et leur propose d’en faire une mini-série en 4 parties, qui si elle rencontre suffisamment de succès, pourrait se transformer en on-going. Les deux amis enlève donc Spawn de leur histoire, l’étire.
Et cela donne le présent Daring Escapes.
Le premier Annual de Spawn sera un récit d’horreur urbaine signé Paul Jenkins au scénario et Ashley Wood au dessin/couleur (traduit dans l’album Spawn : De Ténèbres et de Sang par Semic, réédité sous le titre Spawn : De Sang et d’Ombres chez Delcourt).

- Duke_Oliver -
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MessageSujet: Re: DARING ESCAPES (spin-off à Spawn #19 et #20)   Sam 18 Fév 2012 - 21:28

Une nouvelle fois, et au risque de me répéter, j'ai trouvé cet article très intéressant et enrichissant!
Merci pour le partage!
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