Spawn #182 :Dernière ligne droite du run de Hine & Haberlin sur la série. Le scénariste montre que son travail était mûrement réfléchi, puisqu’il profite de ses derniers épisodes pour amener ses différentes idées à leur terme. C’est ainsi que l’on a aussi droit à un sacré lot de révélations, histoire d’éclaircir le lecteur sur tout ce qui a été mis en place auparavant. Du pain béni pour les fans que nous sommes, donc, l’intérêt étant alors présent d’un bout à l’autre.
Il n’est donc pas étonnant que ces derniers épisodes soient trépidants. Or, ils le sont trop. ‘Faut savoir ce que l’on veut, que vous allez me dire. Mais le truc, c’est que autant c’est un pur régal, autant on distingue bien à la lecture la pression subie par Hine : en effet, il est prié par le patron – avant le retour annoncé de ce dernier – de conclure son arc.
Au lieu d’avoir des planches chargées en cases et en dialogues, où le récit prend autant son temps qu’il insiste sur les infos à la fois importantes et intriguantes, la forme est chamboulée. Le découpage de Capullo est tout en gros plans, la narration fait se succéder les gros évènements à un rythme marathonien, et les dialogues sont réduits. Bref, les mêmes reproches que sur le numéro précédent. Hine a des idées géniales, mais McFarlane accélère le pas et le changement de ton est flagrant : du style indé de Hine, on passe au tape à l’œil de McFarlane d’il y a quelques années.
En résumé, le fond a de la gueule, mais la forme, à vouloir trop en mettre et rapidement, est un peu limite… Pas le temps de développer, on nous balance tout ça là, voilà, vous l’avez voulu, vous l’avez eu. Heureusement, cet épisode est quand même moins too much que ceux du numéro précédent, et est plus cohérent aussi. Les révélations sur les vraies intentions de Mammon sont bien vues. Passionnant.
Spawn #183 :Le too much dont j’ai parlé, on le retrouve hélas dans cet épisode. Un épisode finalement très vite lu, à l’action plus étalée. La tournure et la tension sont palpables, mais les deux dernières planches sont légèrement ridicules. Reste qu’il se passe beaucoup de choses dans ces épisodes, et donc que l’on ne va pas se plaindre.
J’ai jadis dit à plusieurs reprises que David Hine était la meilleure chose arrivée à Spawn depuis des lustres. Même si ici Todd McFarlane met des bâtons dans les roues de son travail, je réitère ma pensée !
Spawn Godslayer #7 :Avant dernier épisode du spin-off heroic fantasy, hélas stoppé faute de suffisamment de lecteurs alors que la série ne faisait que commencer. Boudée par les ricains, et aussi par les français. Et c’est bien dommage, car perso j’y trouve plus que mon compte. Et cet épisode fait d’après moi partie du haut du panier.
Brian Holguin et Philip tan continuent de développer cet univers, et s’intéressent ici plus particulièrement aux Dieux. Avec dans les deux dernières planches des révélations sur ceux-ci et l’annonce de la réelle fonction du Godlsayer. La thématique de l’épisode est très claire, et est renforcée par la partie littéraire de fin d’épisode, qui nous éclaire sur cet univers et ses protagonistes.
Un régal comme d’hab’ avec cette série, enfin je parle pour moi. Holguin ne manque pas de ressources, et Tan est toujours aussi méticuleux. Son dessin révèle bien des qualités (minutie, décors) mais aussi des défauts (guère inspiré dans l’action).
Pour ce qui est des à-côtés, l’interview de Tyler Jeffers est quasi aussi intéressante que celle de Haberlin, même si l’on n’apprend pas grand chose, et le poster est… du foutage de gueule !!!
On écarte ce poster caca et on attend avec une impatience difficilement dissimulée le
n°23 des
Chroniques de Spawn, un numéro qui s’annonce d’ores et déjà haut en émotions !